Adopter un chien… c’est un mode de vie!

Nous sommes bien fier de vous présenter ce billet qui a été écrit par une amie invitée, Christine Dolan, intervenante canin.

Nous avons eu le grand plaisir de recevoir Christine pour plusieurs conférences qui furent des plus instructives et parmi les plus appréciées.

Elle a décidée de nous parler du changement fort important d’introduire un chien comme nouveau membre de la famille, des implications et efforts que ça implique.

Voilà, on brise la glace et on est bien fier de lui céder la parole…

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www.christinedolan.com

 

Première partie : Choisir son chien… par où commencer? Comment évaluer l’impact du chien sur la dynamique et les attentes de la famille, avant l’adoption?

Les raisons pour adopter un chien sont multiples. C’est un choix personnel et chaque membre de la famille à le droit de parole sur la décision finale.

clip_image004Comme tous les changements importants d’une vie, il vaut mieux que celle d’adopter un chien soit le fruit d’une réflexion sérieuse. Plusieurs facteurs pourraient affecter l’équilibre et la dynamique familiale. Il est très important d’évaluer les coûts et les bénéfices d’avoir la responsabilité d’un chien. Cela permet d’évaluer clairement la motivation et le niveau d’engagement de chaque membre de la famille à accueillir ce changement dans leur vie.

 

Quels sont les coûts reliés à l’adoption d’un chien? À quoi pensez-vous?

Évidemment, il y a tous ce qui est monétaire :

  • L’adoption ou l’achat du chien chez l’éleveur,
  • Les frais de nourriture,
  • Les soins de vétérinaires,
  • Le matériel de départ (tapis ou coussin, cage, laisse, collier, bols, shampoing, brosse, coupe griffe, etc.)
  • Les jouets,
  • La pension lorsqu’on doit s’absenter.

 

Mais qu’en est-il des coûts sociaux que ça implique?

Trop souvent, on pense peu à calculer cette partie ou pire, on la minimise. Un déséquilibre ou un manque de ressources à ce niveau peut-être tout aussi problématique et contraignant dans le processus d’adoption.

 

 Quels sont les coûts sociaux reliés à l’adoption d’un chien?

Pensez au temps pour :

  • Rechercher l’éleveur, la famille ou le centre d’adoption qui a une éthique et un respect des individus,
  • la socialisation du chien (période de socialisation optimale de 3 à 7-12 semaines) : dans la maison, à l’extérieur, avec des nouveaux bruits, des nouvelles surfaces et textures, avec des nouvelles odeurs, des nouveaux environnements et des nouvelles interactions sociales (les rencontres avec d’autres chiens, avec la visite, avec les amis, avec les voisins, etc…),
  • les jeux et les promenades,
  • l’entretien régulier (ramasser les besoins sur le terrain, ramasser le poil dans la maison),
  • l’entretien du poil (laver et brosser), des griffes et des oreilles,
  • l’enseignement des différents comportements sociaux à réorienter:
    • o la destruction,
    • o les vocalises,
    • o l’agressivité,
    • o la malpropreté,
    • o les peurs,
    • o la réactivité face aux divers stimuli (écureuils, chats, chiens, humains, bruits, etc.)
  • l’enseignement des comportements sociaux désirés :
    • o La coopération pour les soins
    • o La marche en laisse
    • o L’apprentissage de la solitude
    • o La réponse à son nom
    • o Les autocontrôles (tous les comportements sont des autocontrôles)
    • o Le assis, le couche, le reste, le rappel, etc.
  • l’engagement à long terme de prendre la responsabilité de notre animal de compagnie (10-15 ans en moyenne)
  • le partage quotidien des responsabilités entre les membres de la famille selon les horaires de chacun,
  • les préférences de chacun par rapport à la personnalité du chien à adopter,
  • les compétences physiques de chaque membre de la famille,
  • les compétences émotionnelles de chaque membre de la famille,
  • les compétences mentales de chaque membre de la famille,
  • l’intérêt de chacun d’adopter un chien, etc.

Lorsqu’on s’attarde à chacune de ces composantes, on peut prendre une décision plus éclairée. En cas de crise, on augmente les chances que la famille en entier soit plus réceptive et consciente du travail à accomplir avec le chien. La décision d’adoption ne devrait jamais être imposée à tous les membres de la famille ou utilisée comme du chantage/manipulation envers les autres membres de la famille.

Fréquemment, on voit une ou deux personnes prendre la décision sans avoir préalablement consulté ou élaboré une entente de collaboration entre les membres de la famille. Dans ce cas, si la famille se trouve en situation de crise, il est plus difficile d’avoir la collaboration et la solidarité de toute la famille dans la démarche et dans les propositions de changement de dynamique.

clip_image006En somme, il est important de comprendre qu’adopter un chien, c’est un mode de vie. C’est un privilège. On est loin du droit acquis et d’une réalité accessible à tous. C’est important d’être honnête à soi-même, de reconnaître ses limites et de reconnaître où on veut investir notre énergie. La vie d’un individu qui n’a aucun mot à dire dans le processus en dépend.

 Lire la deuxième partie

© Intervenante Canin Christine Dolan 2014. Tous droits réservés.

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